« The Artist », le rêve américain à la française

Entre l’abaissement de la note de la Grèce en « SD » pour sélective défaut par Standard & Poor’s, la dérive du second paquebot de la compagnie Costa  après l’échouement d’un premier, les bombardements fratricides de Homs en Syrie, les blocages des métallurgistes de l’usine ArcelorMittal de Florange, l’augmentation insensée du prix du carburant, les mauvaises nouvelles affluent de jour en jour.

Un événement vient cependant nous réjouir en ces temps difficiles et moroses. Un acteur français au nom bien de chez nous, Dujardin cela ne s’invente pas, vient d’obtenir l’oscar du meilleur acteur. Mieux encore, le cinéma français est couronné de 5 oscars, les vrais : ceux d’Hollywood.

Une fierté nous gagne alors comme si tout n’était pas perdu. Les unes des journaux affichent l’événement avec en titre collectif « le Triomphe du cinéma français ».

Comment placer au même niveau les mauvaises nouvelles du monde et les oscars d’un film fut-il français ?

Le cinéma continue de faire rêver, c’est même la garantie d’une longévité assurée. Nous avons tous besoin d’apercevoir un coin de ciel bleu dans notre horizon et le succès de « The Artist » nous assure cet espace salvateur. Il n’y a qu’à constater les innombrables témoignages sur Facebook pour voir tout le bien que génère le succès du film.

Oui, les Français veulent du rêve dans leur quotidien. Puissent les candidats à l’élection présidentielle s’en inspirer.



Toile ou papier ?

Beaucoup de choses ont été écrites sur la disparition de France Soir version papier. C’est tout d’abord un drame pour les salariés . Notre attachement presque charnel avec le papier journal nous fait nous interroger sur la décision de retirer des kiosques le célèbre journal. Les nouvelles technologies feraient disparaitre peu à peu la presse écrite traditionnelle… La lecture des nouvelles de ce monde est bien plus rapide avec les nouveaux supports de communication tels que les smatphones et les tablettes numériques. C’est plus pratique d’être informé « en temps réel » sur les relations entre la France et la Turquie, sur les soulèvements en Syrie ou bien encore sur la colère du peuple russe contre le pouvoir en place.

La presse écrite n’est pas morte, elle a seulement changé de mode de communication de l’information en cherchant à s’adapter à ses lecteurs. Les nostalgiques seront désolés, les accros de la nouvelle technologie seront ravis, les amoureux de l’information regretteront des articles beaucoup moins léchés. Cette évolution est inéluctable mais elle nous conduira peu à peu à nous interroger sur des questions plus basiques : Comment dorénavant emballer nos oeufs frais du marché ? Comment allumer un feu de cheminée ? Comment faire pour paraitre intelligent en lisant l’information sur un téléphone portable plutôt que sur un journal en papier ?

Ce sera assurément un changement qui nous touchera plus qu’on ne le pense.



Les primaires et le reste

Des primaires sont lancées depuis quelques semaines. Les 9 et 16 octobre, le candidat socialiste à la présidence de la République sera choisi. Ces élections sont celles de tous les Français à condition de s’affranchir d’une somme de 1 euro et de signer la Charte d’adhésion aux valeurs de la Gauche. De nombreuses questions se posent sur les principes de ces primaires. Malgré les imperfections, ces primaires sont une belle avancée de démocratie. C’est aussi une belle stratégie politique en produisant une image très positive de la Gauche, posée et réfléchie, alors qu’à Droite les affaires ne cessent d’apparaitre au grand jour. C’est enfin une bonne caisse de résonance médiatique à quelques mois de la campagne présidentielle.
Pour autant, tout restera à faire ensuite. Les jeux quelque peu feutrés de la démocratie interne au sein d’un parti n’ont rien à voir avec les chocs frontaux d’une campagne électorale dure et difficile. Il faudra sortir des postures idéologiques pour entrer dans les débats de fond sur des thèmes forts comme le chômage, la précarité, la pauvreté, l’insécurité, la solidarité intergénérationelle, la crise économique et financière, la soutenabilité des finances publiques. Il s’agira de défendre âprement ses idées pour convaincre les Français qu’un avenir meilleur les attend.
C’est une tâche peu aisée qui guette le vainqueur des primaires. Il lui faudra beaucoup de courage et de talent.



Petite Poucette et Petit Poucet…

Le Monde a publié un bel article (édition du 7 mars 2011)de l’académicien Michel Serres, philosophe âgé de 81 ans. Ce dernier appelle notre attention sur la vitesse à laquelle le monde change. Avec beaucoup de talent, l’auteur démontre combien les pratiques ont pu évoluer, beaucoup plus vite en quelques années de notre début de siècle qu’en plusieurs centaines d’années des siècles précédents.

Baignés dans le virtuel, les jeunes d’aujourd’hui seraient déconnectés des sensations que procurent chez les plus anciens la lecture ou l’écriture. Ce serait prouvé scientifiquement, questions de neurones et de zones corticales excités différemment. L’Ecole n’aurait pas suivi cette évolution et une incompréhension se serait installée entre le corps enseignant et les jeunes. Ce ne serait pas la faute des enseignants mais celle des hauts responsables qui conçoivent les programmes de l’enseignement.

En réponse, le philosophe propose « d’inventer d’inimaginables nouveautés » : être inventifs, créatifs et conserver notre capacité à nous adapter. Modeste et généreux, Michel Serres comme philosophe accepte de porter cette responsabilité de ne pas avoir su entendre arriver le contemporain mais décide de faire confiance aux nouvelles générations. Ces générations qu’il nomme Petit Poucet et Petite Poucette pour savoir écrire les textos avec une grande dextérité du pouce.

Quelle belle démonstration nous est donnée par l’académicien originaire du Lot-et-Garonne. A travers son article, il nous dit de garder confiance aux jeunes générations qui nous succèdent même si elles paraissent céder trop facilement aux chants des sirènes d’un monde superficiel, consumériste, individualiste et narcissique. Il nous alerte enfin sur ces fortes mutations qu’il s’agit d’assumer sans renier le passé mais en regardant en face le présent.



Laïcité et modernité

Le débat sur la Laïcité s’ouvrira le 5 avril prochain à l’UMP, malgré les polémiques de tout bord et la tribune médiatique des représentants de la Conférence des responsables de culte en France manifestant leur doute sur l’initiative.
Il est certain que depuis le début du vingtième siècle, depuis l’édiction de la loi sur la Laïcité du 9 décembre 1905, notre société a changé. Cette loi garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes dans la vie privé. Elle interdit également le financement d’aucun culte par les deniers publics à l’exception des églises catholiques qui appartiennent au patrimoine public. Or, l’Islam représenterait aujourd’hui la seconde religion pratiquée en France et ses lieux de culte sont trop peu nombreux.
Il est important de respecter la loi sur la Laïcité, fondement de notre République, comme il est nécessaire de prendre en compte la pratique de l’Islam au risque de tourner le dos à de très nombreuses personnes de confession musulmane.

Alors pourquoi autant d’interrogations sur ce débat ?

Si les représentants des 6 principales religions en France, catholiques, musulmans, protestants, juifs, bouddhistes et orthodoxes, ont signé cette tribune dans le Monde c’est pour alerter contre les récupérations politiques, les logiques partisanes et les stigmatisations. Autrement dit, la nécessité d’un tel débat se fait réellement ressentir compte tenu de l’évolution de notre communauté mais elle devrait avoir lieu à un autre moment et dans un autre lieu. Ce débat devrait voir le jour à un moment plus éloigné des échéances électorales et dans un autre lieu qu’au sein d’un parti politique. Car il regarde le plus grand nombre d’entre nous.
Par la séparation de l’Etat et des églises la loi sur la Laïcité a su préserver les affaires de l’Etat en limitant les affaires religieuses à la sphère privée. Il serait bien que le débat sur la Laïcité puisse sortir des assemblées des partis politiques.



Changement de génération

C’est aujourd’hui le premier tour des élections cantonales. Ce type d’élections disparaitra très prochainement car il est prévu d’ici trois ans que les conseillers généraux laissent leurs places aux nouveaux conseillers territoriaux. Ces derniers siègeront alors aux sein des assemblées régionales et départementales. On parle d’économie des finances publiques, de cohérence institutionnelle et de réforme territoriale. Autant d’arguments discutables mais que l’on peut entendre. C’est aussi, et on en parle moins, la remise en jeu des pouvoirs locaux. Certains leadership locaux, qui avaient mis des dizaines d’années pour se construire, seront mis à mal. Les relais, les réseaux, les interactions se rétabliront suivant l’adage populaire « la nature a horreur du vide ». Mais il n’est pas certain que toutes les baronnies locales survivront à ce mouvement.
Ce sera peut-être la chance de voir arriver de nouvelles générations d’édiles, plus en phase avec nos contemporains et notre temps.



Bébé du double espoir

Le terme de « bébé médicament » utilisé par les medias n’est pas approprié. La science a encore avancé dans sa recherche perpétuelle contre la maladie. Dans ce cas d’espèce, elle provoquera de longs débats dans le domaine de la bioéthique. C’est à tout le moins nécessaire. Ainsi par fécondation in vitro après double diagnostic génétique pré-implantatoire, la naissance d’un bébé préservé de la maladie génétique dont souffre les ainés laisserait espérer leur guérison.
Vouloir donner du sens à la naissance d’un enfant reste bien difficile tant les facteurs sont nombreux. L’acte d’amour, l’acte de raison, l’acte naturel de reproduction, l’acte de responsabilité, voire l’acte d’irresponsabilité…, sont autant de tentatives d’explication. Le privilège de l’espèce humaine est sa conscience, par conséquent sa capacité à se poser des questions. Dire que nous naissons pour mourir serait un résumé très réducteur de notre existence. Entre-temps nous transmettons aux autres notre savoir, notre expérience, une partie de notre vie et… un peu d’espoir. Pour ma part, la formule déjà utilisée de « bébé du double espoir » me semble plus adaptée.



Une rencontre médiatique à suivre

Le président Sarkozy a échangé avec une dizaine de français choisis par TF1 pour leur profil socioprofessionnel. L’exercice est bien calibré même si l’émission tire un peu en longueur. La question que l’on doit se poser est de savoir quel est l’intérêt d’une telle émission pour le débat démocratique. Assurément aucun intérêt si ce type d’émission n’est pas suivi des faits. Comment évolueront les situations de ces dix français présentés sous les feux de la rampe d’une célèbre chaine de télévision ? Si rien ne change, il est peu vraisemblable que le sort de millions de français, ayant des situations similaires mais restés dans l’ombre de l’anonymat, puisse changer également.
Le sort des invités est à suivre de près et TF1 serait bien inspirée de leur donner un nouveau rendez-vous dans quelques mois.



Au revoir…

Hosni Moubarak vient d’annoncer sa démission du pouvoir, cédant à la pression de tout un peuple. Une communauté s’est soulevée, prenant l’exemple de la Tunisie, pour mettre fin à un pouvoir mis en place depuis plusieurs dizaines d’années. Les réseaux sociaux ont contribué largement à cette mobilisation. L’union populaire n’a pas cédé aux démonstrations des forces armées avec le stationnement des blindés et le survol des avions à réaction au dessus du Caire. La nécessité de mieux vivre ensemble l’a emporté.



Bonjour à tous

Bonjour…

Dire bonjour, c’est déjà la clé pour engager une conversation dans de bonnes conditions. Savoir dire bonjour n’est pas donné à tout le monde. Pourtant, ce préalable de base est bien la clé pour ouvrir les portes d’une rencontre, d’une discussion, d’un échange, d’un dialogue… Finalement, tout ce pourquoi nous sommes faits c’est Vivre ensemble. Hommes et femmes, petits et grands, chevelus ou tondus, nous sommes ici sur terre pour vivre ensemble. Difficile d’y échapper à moins de vivre sur une île déserte sans aucune compagnie et finir par se rendre compte combien il est difficile de vivre tout seul.
En vérité, vivre ENSEMBLE C’EST NOUS.



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