Le groupe état islamique

Par ses massacres et ses exactions, l’État islamique cristallise toute l’attention du monde et devient ce monstre qu’il faut désormais craindre. Il faut dire que sa grande capacité à communiquer sur ses victoires et ses crimes et la surenchère des médias qui réclament sans cesse du spectaculaire font de ce mouvement djihadiste le sujet central de l’actualité internationale.

Certes ses conquêtes militaires éclairs en Irak et en Syrie, la terreur qu’il sème dans les territoires occupés, ses actes commis sous des prétextes pseudo religieux bafouant les droits fondamentaux de l’Individu et allant jusqu’à être caractérisés de crimes contre l’Humanité, les vocations qu’il suscite chez les jeunes Occidentaux en déshérence, sont bien réels et représentent une menace très grave.

On peut cependant s’interroger sur les vraies responsabilités de l’émergence de ce monstre sur la scène internationale alors que chacun saluait les événements du Printemps arabe comme le triomphe de la Liberté sur les dictatures. On peut se poser la question de l’intérêt à désigner un coupable devant le monde entier alors que toute une région du Moyen-Orient est frappée par des foyers d’oppositions multiples générés notamment par les erreurs géostratégiques de l’Occident.

L’État islamique serait-il le monstre providentiel comme le propose Peter Harling ?

Peter Harling est directeur du projet « Irak, Liban et Syrie » au sein de l’International Crisis Group



Madiba

Nelson Mandela semble connaitre les derniers instants de sa vie à la Mediclinic Heart Hospital de Pretoria. Il est douloureux pour de nombreux Sud Africains d’envisager cette fois-ci une issue définitive. Véritable symbole d’une Afrique du Sud reconstruite et réconciliée, Nelson Mandela a aussi été décrié. Après avoir gagné successivement la liberté et l’égalité en droits, le pays a connu le désordre et la corruption.

Les Sud Africains, noirs comme blancs, sauront-ils conserver le cap de la démocratie  à la disparition de leur icône nationale ?

Certains pensent même que Madiba est maintenu en vie de façon artificielle dans le but de soutenir ce qui reste de l’ANC (African National Congress).

Le viel homme demeure encore la garantie de l’unité de son pays. Il le demeurera encore bien après sa disparition. Tout d’abord par son image d’homme politique courageux et engagé qui a lutté contre l’apartheid au prix de 27 années d’emprisonnement. Il le demeurera enfin par l’héritage, sur l’égalité raciale, qu’il laissera à son pays, cette Afrique du Sud désormais surnommée la Nation arc-en-ciel.

Son imminente disparition est regrettable, mais elle nous rappelle que Mandela est un homme avec sa temporalité. Elle nous fait mesurer toute la grandeur du personnage, toute la force de son engagement, toute l’importance de son héritage.

Bien au-delà des frontières de l’Afrique du Sud, Nelson Mandela a été respecté. Aujourd’hui, le monde entier le pleure… et le remercie.



Les élections contre l’austérité

Les Français ont élu leur président pour les 5 années à venir avec 51,63% des suffrages exprimés pour François Hollande et 48,37% pour Nicolas Sarkozy. C ‘est une élection nette et sans équivoque au profit du candidat socialiste qui bénéficie d’une légitimité face à la droite mais également face à ses partenaires du Front de Gauche et d’Europe Ecologie les Verts.

Cependant, une analyse plus approfondie nous fait constater une abstention à hauteur de 19,66% soit 9 millions d’électeurs. et surtout 2,1 millions de Français qui ont voté blanc ou nul. Parmi ces derniers, il y a un bon nombre d’électeurs du Front national (17,90% au premier tour) qui ont suivi la consigne de vote (blanc) pour le second tour. Un simple calcul indique par conséquent que le nouveau président a été élu seulement avec 48,68% des votants. Le nouveau président n’aurait donc pas obtenu la majorité des votants du second tour. Cette petite démonstration n’enlève en rien le mérite du vainqueur mais doit conduire les prochains responsables de l’Etat  à prendre toute la mesure de la perplexité affichée par un bon nombre de nos concitoyens, lors de cette élection présidentielle, devant les difficultés quotidiennes engendrées par les crises économiques et financières.

Il y avait un autre rendez-vous électoral en Europe ce dimanche 6 mai avec les élections législatives en Grèce. Les partis de la coalition d’union nationale, qui avaient négocié l’aide internationale en échange d’un plan d’austérité, le Pasok parti socialiste (13,18%) et la Nouvelle démocratie parti conservateur (18,85%), ont été désavoués puisqu’ensemble ils n’ont pas réussi à réunir une majorité de sièges notamment face au Syriza (16,78%)  parti d’extrême gauche et au Chyrssi Avghi (6,97%) parti néo-nazi. Le peuple grec a manifesté son rejet des mesures d’austérité imposées notamment par l’Union européenne en ouvrant la porte aux extrêmistes.

Bien entendu, il serait hasardeux d’établir un parallèle entre ces deux élections. Les situations économiques et politiques des 2 pays ne sont pas comparables.

Mais attention quand même…



Le cas de la Grèce

La Grèce semble accepter l’aide de l’Union européenne assortie d’un plan de rigueur incontournable et difficile. Le vote de confiance du parlement et le sacrifice du Premier ministre Papandréou suffiront-ils à réconcilier les Grecs ? Rien n’est moins sûr tant la désillusion est profonde. Mais la Grèce n’est pas le seul pays en difficulté. L’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, la France sont menacés de devoir subir à leur tour un régime de rigueur même si les situations sont assez différentes.
Peut-être nous sommes nous trop laissés aller dans le « tout est possible ». Il fallait bien finir par nous fixer des limites, limite à la dépense, limite à la spéculation financière et immobilière, limite aux exagérations de tout genre sans lendemain.
Le G20 à Cannes a sifflé le hors jeu de la Grèce mais il pourrait bien venir le tour d’autres pays.
Il est encore temps de rester humbles et modestes vis à vis de nos voisins, de reprendre les choses en main devant notre destin et de changer nos mentalités trop individualistes.



Courir à New York

New York est une ville cosmopolite, c’est le moins que l’on puisse dire. De toutes origines, new-yorkais et touristes se croisent dans les rues de la ville dont la silhouette ressemble à celle de Gotham City. Les impressions de déjà vu sont nombreuses à cause de nos souvenirs cinématographiques. Il faut dire que chaque quartier de New York s’est prêté au décor d’un film passé ou récent.
Lieu du cinéma, des comédies musicales mais aussi de la crise financière et du terrorisme, New York séduit, enchante et donne de l’énergie à ses visiteurs.
C’est peut-être là sa principale force, New York continue de subjuguer ses visiteurs malgré les années Bush, les excès des traders, la tolérance zéro de Giuliani et les attentats du 9.11.Une forte vitalité se dégage à travers cette envie de continuer à travailler, à construire et à vivre.
J’aimerais un jour participer au Marathon de New York. Courir, transpirer, endurer, se surpasser serait alors une sorte d’hommage rendu à cette ville.



DSK ou le phénomène de catharsis

L’affaire DSK a occupé massivement l’actualité depuis samedi dernier.

Les sujets déclinés à partir de l’évènement sont nombreux : la justice américaine si différente de la nôtre qui impose son « perpetrator walk » sorte de pénitence des prévenus devant les objectifs de la presse, les notions de victime présumée et de présomption d’innocence, le combat acharné entre procureur et avocats, la cause des femmes maltraitées, l’idée d’un complot sombre mais improbable, l’histoire d’un homme qui n’est pas le frère de la présumée victime qu’il prétend être, la responsabilité des médias français qui n’ont pas su alerter l’opinion publique, l’interview avorté de Tristane Banon qui ne veut plus témoigner contre DSK, la prison de Rikers Island et ses 14 000 prisonniers, l’arrivée d’Anne Sinclair sous les feux de Twitter placé au même niveau que l’AFP sur la crédibilité de l’information, les conditions draconiennes d’une mise en liberté avec ses millions de dollars de caution et de dépôt de garantie, la résidence du Bristol Plaza et ses résidents qui ont peur des caméras, l’élection présidentielle de 2012 et ses nouveaux équilibres, l’avenir du parti socialiste qui doit chercher un nouveau candidat favori, la direction du FMI et les difficultés d’une succession entre pays occidentaux et pays émergents, la ministre de l’Economie et des Finances Lagarde soutenue par Merkel mais affaiblie par Tapie, etc…

Oui, les péripéties de DSK dans le Sofitel de New York soulèvent bien des sujets et des questions que le principal intéressé, lui-même, n’aurait pu imaginer. Les mois d’enquête à venir, en parallèle du procès, détermineront la culpabilité des parties opposées. Les médias n’ont eu aucun mal à s’emparer de ce fait divers tant les points d’accroche sont multiples. Comme si subitement un tel évènement nous conduisait à réfléchir sur les réalités de nos sociétés occidentales dans un mouvement de catharsis.

Entre sexe, argent et politique, la justice des deux pays modèles au point de vue de la démocratie et de la liberté, la France et les Etats-Unis, a du mal à prendre place de façon cohérente.

Ce sont aussi des images peu glorieuses que nos deux pays proposent au restant de la planète.



A chacun ses rêves

Le mariage du prince William et de la très jolie Kate a attiré les foules soit dans la capitale londonienne soit devant les téléviseurs du monde entier. A l’heure où certains pays défendent âprement leurs droits à la démocratie, on peut se poser la question d’un tel engouement pour cet événement.

De très nombreuses jeunes filles rêvant d’un mariage avec un prince penseront s’inscrire l’année prochaine dans une université aussi huppée que celle de Saint-Andrew en Ecosse. Il y a un côté assez « kitch » qui revient au goût du jour. A croire que les années passant, les rêves demeurent toujours les mêmes pour petits et grands.

En France, nous aurions grand tort de nous moquer des passions surannées de nos amis de Grande Bretagne. Notre bonne vieille République, en nous rendant plus responsables de nos actes, nous éloigne des cérémonies nuptiales princières. Mais nous n’échappons pas pour autant à ce besoin de nous identifier à la vie des personnalités. Alors nous nous intéressons à la vie de nos responsables politiques qui s’apparentent à celle des « people ». DSK roulerait en Porsche Panamera tandis que Carla attendrait un enfant.

A chacun ses rêves.



La clairvoyance d’un sage

Les forces du colonel Kadhafi s’approchent de Benghazi, la capitale des insurgés, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU tergiverse encore à propos d’une éventuelle résolution. Dans quelques jours, ce sera trop tard pour l’espérance d’un peuple à recouvrer la liberté.
Avons-nous en réalité le droit d’intervenir dans un Etat et ce quelles que soient les très bonnes raisons qui pourraient nous y pousser ? C’est très certainement une des questions que doit se poser le Conseil de sécurité car en effet, ce qui se passerait en Libye pourrait bien faire jurisprudence dans le droit international.
J’invite les lecteurs à lire l’ouvrage de Stéphane Hessel qui s’intitule « Indignez vous ! ». Cet ouvrage écrit par un homme de 93 ans avait été remarqué par sa justesse avec l’actualité. Cette justesse se vérifie de nouveau concernant les événements en Libye.
Selon l’auteur, l’indifférence est la pire des attitudes. Toujours selon lui, l’engagement des Etats membres de l’ONU à faire respecter les droits universels serait la seule réponse contre la souveraineté d’un Etat qui lui permettrait ainsi de commettre en toute impunité des exactions contre son peuple.
L’auteur rappelle aussi que ces droits universels sont issus de la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l’ONU le 10 décembre 1948.
Dont acte…



Le courage japonais

Les événements du week-end n’ont pas épargné le peuple japonais. Séisme, tsunami, risques de catastrophe nucléaire, et plusieurs milliers de victimes. Le stoïcisme japonais a impressionné le monde entier. Ce comportement est impressionnant voire même incompréhensible chez la plupart des occidentaux.
De notre côté, nous nous interrogeons sur l’avenir du nucléaire. Il y a certainement de bonnes raisons à vouloir redonner du sens aux choix du passé pour mieux préparer l’avenir. Est-ce pour autant le bon moment pour en débattre ? La violence des images provenant du Japon nous heurte et nous sensibilise. Les analyses et les commentaires des responsables et des journalistes tranchent avec le calme des japonais.
Il ne faut cependant pas confondre leur apparente sérénité avec de la passivité. Le Japon s’active pour répondre à l’urgence, enrayer les dangers de la fusion nucléaire et panser ses plaies.
C’est du courage et c’est un bel exemple pour nous tous.



Au revoir…

Hosni Moubarak vient d’annoncer sa démission du pouvoir, cédant à la pression de tout un peuple. Une communauté s’est soulevée, prenant l’exemple de la Tunisie, pour mettre fin à un pouvoir mis en place depuis plusieurs dizaines d’années. Les réseaux sociaux ont contribué largement à cette mobilisation. L’union populaire n’a pas cédé aux démonstrations des forces armées avec le stationnement des blindés et le survol des avions à réaction au dessus du Caire. La nécessité de mieux vivre ensemble l’a emporté.



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