Le prince de Toulouse (2)

Toulouse, quatrième ville de France, est une cité historique résolument tournée vers la modernité. Nous le devons à Dominique Baudis qui a su conduire les affaires de la ville avec brio. A son actif, il y a bien sûr la ligne de métro, la médiathèque Marengo, le musée d’Art contemporain aux anciens abattoirs, la Cité de l’Espace, le Zénith…

Toutes ces réalisations ont été faites avec un credo aussi simple que difficile à tenir, Toulouse affichait une dette inexistante.

Pour y avoir suivi mes études universitaires et de commerce, j’ai un attachement particulier à cette ville. A l’un de mes cours à l’Ecole de commerce, j’avais un intervenant qui était le secrétaire général adjoint chargé des finances de la ville. Il nous racontait combien était doué son maire. Il nous disait de quelle manière l’édile s’appropriait les sujets difficiles en écoutant attentivement ses collaborateurs pour ensuite en réunion restituer avec clarté les enjeux et les solutions.

Toulouse, longtemps régie par ses Comtes, fut même avant cela un royaume.

Elle a désormais son prince en la personne de Dominique Baudis.

 « … je finirai mes jours en montant la garde aux portes de Jérusalem.

Ainsi, je sauverai mon âme et je gagnerai la vie éternelle. »

Raimond d’Orient de Dominique Baudis



Le prince de Toulouse (1)

Dominique Baudis était un homme public comme on en souhaiterait toujours pour notre République. Les qualificatifs à son égard attribués par la presse lors de sa disparition sont nombreux : brillant, intègre, libre, respectueux et respecté…

 J’avais rencontré Dominique Baudis lorsqu’il était encore maire de Toulouse. J’accompagnais alors l’écrivain Michel Déon. La rencontre fut très courtoise, emprunte d’un respect mutuel entre l’ancien journaliste et l’académicien.  De notre conversation en sont sorties des civilités et des banalités ponctuées par le passage d’un photographe venu saisir ce moment d’échange nous rappelant du même coup que l’élu était bien un ancien reporter.

 Après tant d’années, je pense que Dominique Baudis, curieux des autres et féru de littérature, avait certainement apprécié de rencontrer l’auteur des Poneys sauvages et d’un Taxi mauve.  Pour autant, il prit le soin d’accorder autant d’intérêt et d’attention aux personnes qui accompagnaient Michel Déon, le personnage central de cette matinée.

 Je n’oublierai jamais son regard insistant, bleu et lumineux, et sa poignée de main franche et ferme qui en disent long sur un homme…



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