Le grand pardon

Après quelques semaines de silence, Jérôme Cahuzac a choisi de se confier devant une chaine de télévision. L’ancien ministre du Budget ne reviendra pas au sein de l’Assemblée nationale qui avait été le théâtre de son parjure (voir précédent billet).Il reconnait avoir menti et demande pardon à ses proches comme à ses électeurs.

Hier soir paraissait le patrimoine des ministres de la République en quête de transparence et d’une nouvelle virginité. Si certains s’accordent sur la volonté du Gouvernement de vouloir jouer la vérité, d’autres considèrent ce dévoilement patrimonial intime comme une tentation au voyeurisme.

Notre société vit actuellement une crise de repères, une crise morale. Elle cherche à retrouver un cadre lui permettant de fonctionner sur la confiance. La confiance envers l’autre, la confiance entre électeurs et leurs élus, la confiance en l’avenir, sont nécessaires pour que notre pays reprenne son destin en main.

L’affaire Cahuzac n’est pas l’affaire d’un seul homme. Elle est douloureuse pour notre société occidentale et pour sa classe politique car elle est le miroir de leurs défaillances et de leurs excès.

Pour reprendre la voie de la confiance, il faut reconnaitre ses propres vicissitudes et arriver ensuite à se faire pardonner… à condition de ne pas vouloir recommencer.

 



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