Le grand pardon

Après quelques semaines de silence, Jérôme Cahuzac a choisi de se confier devant une chaine de télévision. L’ancien ministre du Budget ne reviendra pas au sein de l’Assemblée nationale qui avait été le théâtre de son parjure (voir précédent billet).Il reconnait avoir menti et demande pardon à ses proches comme à ses électeurs.

Hier soir paraissait le patrimoine des ministres de la République en quête de transparence et d’une nouvelle virginité. Si certains s’accordent sur la volonté du Gouvernement de vouloir jouer la vérité, d’autres considèrent ce dévoilement patrimonial intime comme une tentation au voyeurisme.

Notre société vit actuellement une crise de repères, une crise morale. Elle cherche à retrouver un cadre lui permettant de fonctionner sur la confiance. La confiance envers l’autre, la confiance entre électeurs et leurs élus, la confiance en l’avenir, sont nécessaires pour que notre pays reprenne son destin en main.

L’affaire Cahuzac n’est pas l’affaire d’un seul homme. Elle est douloureuse pour notre société occidentale et pour sa classe politique car elle est le miroir de leurs défaillances et de leurs excès.

Pour reprendre la voie de la confiance, il faut reconnaitre ses propres vicissitudes et arriver ensuite à se faire pardonner… à condition de ne pas vouloir recommencer.

 



Le Magnifique

Voici un très bel hommage de François Morel et de Patrick Cohen rendu ce matin à Jean-Paul Belmondo sur les ondes de France Inter.

A l’occasion des 80 ans de l’acteur, France Inter a publié une interview entrecoupée d’extraits de films et de témoignages qui nous ont ramenés quelques décennies en arrière. Instant de nostalgie, d’émotion, de drôlerie, de tendresse, c’était un excellent moment…

Qu’est-ce qu’on peut lui souhaiter pour son anniversaire ? La vie, la vie, la vie… répond-t-il !

La chronique qui a suivi sur les accents de Jean Gabin fut tout aussi chargée d’émotion.

Très beau clin d’oeil à l’un des plus grands acteurs français.

A partager en podcast.



Le parjure

L’annonce serait parue hier, nous aurions cru à un poisson d’avril tellement celle-ci a été inattendue et incroyable. Dans son blog, Jérôme Cahuzac a avoué l’existence d’un compte à l’étranger créditant du même coup les informations de Médiapart.

Il s’agit d’un mensonge  retentissant dans le monde politique. Mensonge retentissant pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la personnalité de l’ancien ministre du Budget, véritable pièce maîtresse du Gouvernement, pèse beaucoup sur l’image du pouvoir en place. Ensuite les scènes de démenti de l’intéressé, que ce soit à l’Assemblée nationale ou bien sur les plateaux de télévisions, ont touché le plus grand nombre en France comme à l’étranger. Enfin, ce mensonge révélé vient alimenter la thèse « des tous pourris » mettant à mal le monde politique déjà en difficulté.

Mais alors, à qui incombent les responsabilités d’un tel mensonge ?

La responsabilité échoit bien évidemment à l’intéressé. Cette responsabilité est à la fois morale, juridique et politique.

Le président de la République et le chef du Gouvernement ne sont en rien responsables du mensonge d’un ancien membre de leur équipe, si illustre soit-il. Ils ont cependant pris l’engagement de défendre une République exemplaire.

C’est peut-être ici l’essentiel de leur responsabilité.



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