Le mariage pour tous, une priorité ?

Présenter une analyse complète sur le mariage pour tous et ses conséquences parait audacieux voire impossible tant le sujet est complexe, vaste et sensible. Pour autant, comment notre blog pourrait-il ne pas en parler alors que sa vocation est de publier des billets sur le thème du vivre ensemble ?

Risquons-nous et soyons audacieux ou bien imprudents pour quelques lignes…

Le mariage pour tous est un vrai mauvais sujet. Tout d’abord, parce que son origine relève d’une très mauvaise raison : c’était un argument politique de taille lors de la campagne de la présidentielle de 2012. Or, comme pour tout argument de cette nature, le coup médiatique a été privilégié sur le fond. Il est difficile maintenant de sortir des petites phrases, des postures et des grands principes qui rythment les débats au sein du Parlement, hier à l’Assemblée nationale et demain au Sénat.

Si le fond avait été fouillé, si réellement la question avait été de marquer des points sur cette très importante question du savoir vivre ensemble, nous nous serions attardés sur le cas des 2,5 millions d’enfants qui, parce qu’ils n’ont pas de parents, ne peuvent être élevés par des hommes et des femmes légitimes à exercer l’autorité parentale. C’est le problème épineux du droit des tiers qui concerne les grand-parents, les beaux-parents, des personnes responsables qui élèvent un enfant qui n’est pas le leur par le sang. Voici en quelques mots la position tenue par Jean-Pierre Rosenczveig, président du Tribunal pour enfants de Bobigny.

Au lieu de cela, il semble qu’on ajoute de la confusion dans notre société qui est déjà en mal de repères.  Le mariage pour tous conduira forcément à l’adoption ou bien à la procréation médicalement assistée. Quel lien l’enfant peut établir avec ses parents biologiques et adoptifs ? La réponse n’est pas évidente, elle le sera encore moins avec des parents homosexuels, dont la capacité à élever des enfants n’est absolument pas remise en cause, pour lesquels nous n’avons pas été à l’essentiel pour  accepter leur droit à la différence dans notre éducation, notre milieu professionnel.

Il aurait fallu réfléchir sur ces quelques points et sur bien d’autres très certainement avant de se poser la question du mariage pour tous.

En d’autres termes, comme le dit Rosenczveig, il aurait été plus judicieux de commencer « à donner aux enfants des parents responsables avant de songer à donner des enfants aux couples homosexuels ».

 

 



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