Tout l’amour du monde

De retour de vacances depuis déjà quelques semaines comme pour la plupart d’entre vous, je pense encore aux beaux jours d’été passés en famille et au calme. Durant cet intermède estival, j’ai lu la réédition de « Tout l’amour du monde » récits écrits en 1955 par Michel Déon. J’ai passé de très bons moments à lire cet écrivain dont les points de vue, toujours de bon sens, sont développés avec tant de talent que je voudrais en partager avec vous à travers quelques lignes.

« … J’ai beaucoup regardé à la table en face de la mienne une jeune femme qui possédait ce que j’appelle la grâce espagnole, c’est-à-dire la grâce des mains.Les plus belles mains du monde se trouvent dans votre pays. Je n’ai pas souvenir d’une main espagnole qui ne sache parfaitement tenir ses couverts, se poser sur une nappe blanche, souligner un mot, porter une bague, qu’il s’agisse de la main d’une femme du peuple ou d’une aristocrate. Il faut voir les touristes anglaises, françaises ou allemandes s’efforcer, aux arènes, de manier l’éventail comme une Andalouse ou une Castillane pour comprendre que cet art subtil tient de la prestidigitation. Des mains qui ont été dressées dès l’enfance à plier ou à déplier un éventail d’un petit coup sec, à battre la mesure avec des castagnettes, à claquer des doigts, acquièrent une élégance et une aisance incomparables dans la vie… Depuis je n’ai jamais cessé d’épier les mains qui ne trahissent pas. Elles annoncent tout le reste : le caractère et le corps… »



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