DSK ou le phénomène de catharsis

L’affaire DSK a occupé massivement l’actualité depuis samedi dernier.

Les sujets déclinés à partir de l’évènement sont nombreux : la justice américaine si différente de la nôtre qui impose son « perpetrator walk » sorte de pénitence des prévenus devant les objectifs de la presse, les notions de victime présumée et de présomption d’innocence, le combat acharné entre procureur et avocats, la cause des femmes maltraitées, l’idée d’un complot sombre mais improbable, l’histoire d’un homme qui n’est pas le frère de la présumée victime qu’il prétend être, la responsabilité des médias français qui n’ont pas su alerter l’opinion publique, l’interview avorté de Tristane Banon qui ne veut plus témoigner contre DSK, la prison de Rikers Island et ses 14 000 prisonniers, l’arrivée d’Anne Sinclair sous les feux de Twitter placé au même niveau que l’AFP sur la crédibilité de l’information, les conditions draconiennes d’une mise en liberté avec ses millions de dollars de caution et de dépôt de garantie, la résidence du Bristol Plaza et ses résidents qui ont peur des caméras, l’élection présidentielle de 2012 et ses nouveaux équilibres, l’avenir du parti socialiste qui doit chercher un nouveau candidat favori, la direction du FMI et les difficultés d’une succession entre pays occidentaux et pays émergents, la ministre de l’Economie et des Finances Lagarde soutenue par Merkel mais affaiblie par Tapie, etc…

Oui, les péripéties de DSK dans le Sofitel de New York soulèvent bien des sujets et des questions que le principal intéressé, lui-même, n’aurait pu imaginer. Les mois d’enquête à venir, en parallèle du procès, détermineront la culpabilité des parties opposées. Les médias n’ont eu aucun mal à s’emparer de ce fait divers tant les points d’accroche sont multiples. Comme si subitement un tel évènement nous conduisait à réfléchir sur les réalités de nos sociétés occidentales dans un mouvement de catharsis.

Entre sexe, argent et politique, la justice des deux pays modèles au point de vue de la démocratie et de la liberté, la France et les Etats-Unis, a du mal à prendre place de façon cohérente.

Ce sont aussi des images peu glorieuses que nos deux pays proposent au restant de la planète.



2 commentaires

  1. souvenirs19 3 septembre

    Certes c’est peu glorieux !
    Clinton – DSK même dégâts !
    Et pendant ce temps là les peuples sont roulés dans la farine…
    Bonne soirée
    Cordialement

    Dernière publication sur Je me SOUVIENS... : FRERES ennemis etc...

  2. Nancy 1 octobre

    Thanks for the share!
    Nancy.R

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