Changement de génération

C’est aujourd’hui le premier tour des élections cantonales. Ce type d’élections disparaitra très prochainement car il est prévu d’ici trois ans que les conseillers généraux laissent leurs places aux nouveaux conseillers territoriaux. Ces derniers siègeront alors aux sein des assemblées régionales et départementales. On parle d’économie des finances publiques, de cohérence institutionnelle et de réforme territoriale. Autant d’arguments discutables mais que l’on peut entendre. C’est aussi, et on en parle moins, la remise en jeu des pouvoirs locaux. Certains leadership locaux, qui avaient mis des dizaines d’années pour se construire, seront mis à mal. Les relais, les réseaux, les interactions se rétabliront suivant l’adage populaire « la nature a horreur du vide ». Mais il n’est pas certain que toutes les baronnies locales survivront à ce mouvement.
Ce sera peut-être la chance de voir arriver de nouvelles générations d’édiles, plus en phase avec nos contemporains et notre temps.



La clairvoyance d’un sage

Les forces du colonel Kadhafi s’approchent de Benghazi, la capitale des insurgés, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU tergiverse encore à propos d’une éventuelle résolution. Dans quelques jours, ce sera trop tard pour l’espérance d’un peuple à recouvrer la liberté.
Avons-nous en réalité le droit d’intervenir dans un Etat et ce quelles que soient les très bonnes raisons qui pourraient nous y pousser ? C’est très certainement une des questions que doit se poser le Conseil de sécurité car en effet, ce qui se passerait en Libye pourrait bien faire jurisprudence dans le droit international.
J’invite les lecteurs à lire l’ouvrage de Stéphane Hessel qui s’intitule « Indignez vous ! ». Cet ouvrage écrit par un homme de 93 ans avait été remarqué par sa justesse avec l’actualité. Cette justesse se vérifie de nouveau concernant les événements en Libye.
Selon l’auteur, l’indifférence est la pire des attitudes. Toujours selon lui, l’engagement des Etats membres de l’ONU à faire respecter les droits universels serait la seule réponse contre la souveraineté d’un Etat qui lui permettrait ainsi de commettre en toute impunité des exactions contre son peuple.
L’auteur rappelle aussi que ces droits universels sont issus de la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l’ONU le 10 décembre 1948.
Dont acte…



Le courage japonais

Les événements du week-end n’ont pas épargné le peuple japonais. Séisme, tsunami, risques de catastrophe nucléaire, et plusieurs milliers de victimes. Le stoïcisme japonais a impressionné le monde entier. Ce comportement est impressionnant voire même incompréhensible chez la plupart des occidentaux.
De notre côté, nous nous interrogeons sur l’avenir du nucléaire. Il y a certainement de bonnes raisons à vouloir redonner du sens aux choix du passé pour mieux préparer l’avenir. Est-ce pour autant le bon moment pour en débattre ? La violence des images provenant du Japon nous heurte et nous sensibilise. Les analyses et les commentaires des responsables et des journalistes tranchent avec le calme des japonais.
Il ne faut cependant pas confondre leur apparente sérénité avec de la passivité. Le Japon s’active pour répondre à l’urgence, enrayer les dangers de la fusion nucléaire et panser ses plaies.
C’est du courage et c’est un bel exemple pour nous tous.



Comment ça va docteur ?

La démission de Karl-Theodor zu Guttenberg, ministre de la défense allemand pose 3 questions de fond sur nos sociétés modernes.
Tout d’abord, la question de la réussite sociale. Le titre de docteur de l’université de Bayreuth était-il vraiment nécessaire à l’ascension du ministre, qui a révélé des qualités indéniables au commande d’une importante réforme de la Bundeswehr ? A croire que titres et diplômes sont indissociables d’une ascension sociale.
Ensuite, la question de la place de l’Internet dans notre monde moderne qui est de plus en plus avérée. Après le rôle crucial joué dans les révoltes du monde arabe, l’Internet , n’épargne pas non plus les pays européens. Il intronise et destitue à volonté. Est-ce à tout réfléchir une réelle avancée pour nos démocraties ?
Enfin, comment peut-on présenter une thèse de doctorat plagiée au trois quart alors que l’on envisage de participer aux plus hautes responsabilités politiques ? C’est prêter peu de cas à la recherche scientifique comme à la politique, deux notions fortes de nos sociétés. L’une nous donne les clés d’une meilleure connaissance de notre monde tandis que l’autre décide de ce qu’il peut devenir. Des notions qui demandent du respect comme du sérieux.



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